Agnès Le Brun apporte son soutien au projet de port à flot de Plougasnou – 18/01/2012
Il est essentiel pour notre territoire de trouver un juste équilibre entre protection indispensable de notre environnement et développement économique tout aussi indispensable pour notre attractivité.
Privilégier l’un au profit de l’autre serait une erreur. Plus encore, être constamment dans l’opposition ou la confrontation entre l’un et l’autre et alimenter ces feux nuiraient et à l’un et à l’autre.
Voici les réponses données par Agnès Le Brun au questionnaire établi par l’association de défense du port à flot de Plougasnou:
1 - Quelles raisons vous conduisent à soutenir le port à flot ?
Assurer la promotion des activités nautiques est nécessaire dans notre région dont c’est l’un des premiers atouts. Mais les activités de loisirs sont encore trop peu considérées comme moteurs dans le développement économique. Elles sont pourtant particulièrement riches d’activités connexes. Par ailleurs, ce port permettra une véritable complémentarité répartie sur l’ensemble du territoire entre Brest, Roscoff, Morlaix et Plougasnou
2 – Pour vous quelle incidence l’aménagement du port du Diben en port à flot aura-t-elle sur le site ?
La fréquentation du site va augmenter et il y aura donc en permanence davantage de mouvement. Sauf à être misanthrope, il faut s’en réjouir parce que malgré l’adage « Pour vivre heureux, vivons cachés », il n’est pas réaliste de prétendre vivre sans le développement de structures qui génèrent de la vitalité économique et contribuent donc au maintien de la présence de services nécessaires à la vie quotidienne.
3 – Quel apport sera engendré par ce projet sur la commune de Plougasnou et le Pays de Morlaix ?
Ce projet a une dimension de territoire. Il est donc dynamique pour la commune de Plougasnou mais aussi pour l’ensemble du Pays de Morlaix : en termes d’activité, en termes d’emploi, d’image et de notoriété.
4 – Comment voyez-vous l’avenir économique et démographique du pays de Morlaix ?
Le Pays de Morlaix et la Bretagne plus largement résistent plutôt mieux qu’ailleurs à la crise. Ce n’est surtout pas une raison pour stagner. Au contraire, il faut se focaliser sur nos domaines d’excellence comme les biotechnologies, l’agro alimentaire …et les activités nautiques. Ces dernières ont la particularité d’être transversales et transgénérationnelles. Maintenance, vente de matériels, hôtellerie, restauration … beaucoup de secteurs d’activité seront impactés.. De la génération papy boom aux jeunes voileux en passant par les quadras soucieux de leur qualité, elles touchent également toues les couches de la population.
5 – Comment voyez-vous l’évolution économique, sociale et démographique du Trégor Finistérien dans quelques années sans projet conséquent ?
Quand il n’y a pas de projet, il n’y a pas d’essor. Et nous nous devons d’avoir une vision d’ensemble, soucieuse d’équilibre entre les différents territoires. Le Trégor finistérien ne doit pas rester au bord du chemin.
6 – Pour vous, quelle est l’importance du Nautisme dans le bassin de Morlaix, et son évolution ces dernières années ?
A chaque fois que Morlaix s’est tournée vers la mer elle a trouvé la prospérité. Le nautisme dans le bassin de Morlaix, c’est une culture historique et d’avenir. Beaucoup de grands noms de la voile, même s’ils s’entraînent dans le sud du département, sont originaires du bassin de Morlaix où ils ont fait leurs premières armes. Autant dire que le nautisme est l’une des identités fortes du bassin. Mais une identité ne perdure que si on lui donne les outils pour vivre. Or, la côte maritime est déficitaire et le manque de ports criant. Le nautisme ne sera source d’attractivité que si on revitalise la zone avec des structures adaptées.
7 – Quels autres commentaires souhaiteriez-vous ajouter par rapport au projet actuel ?
Le projet a été étudié longuement, il a mûri mais il ne faut plus tarder. Une infrastructure de cette nature s’inscrit parfaitement dans la volonté générale de faire de la mer une clé du développement du XXI ème siècle. Ne pas avancer rapidement maintenant reviendrait à se satisfaire d’une inévitable régression.

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